Petite idée dans la longue "prise de conscience" que rien n'arrive au hasard, pas même la prise de conscience elle-même...
On discute avec mon pote sur le fait qu'il se met à avoir envie d'un appart' à lui, que ces idées avant si étranges de ressentir le besoin de fonder une famille et un foyer sont de plus en plus familières. Sans la famille, pour moi, c'est un peu la même en ce moment. Alors, professeur, quelle est votre explication?
Je dirais que le besoin, qui peut être assimiler à un désir, de construire quelque chose de pérenne est une lutte contre cette révélation que l'on est pas immortel. Bien sûr, avant l'humain SAIS qu'il va mourir, se l'imagine parfois au cours de certaines périodes un peu sombres, mais ce n'est pas de ces sensations inexplicables qui mettent en place spontanément une réaction. Cette volonté de construire, de perpétuer ce que l'on est d'une certaine manière, quand on sent qu'on va disparaître est pour ainsi dire naturelle. Pour apporter une petite pierre à un édifice qui en comporte déjà tellement je dirais que cette sensation même de mort arrive à l'âge organique (et non pas "cérébral") de déclin de l'organisme. Cette sensation profonde d'extinction coïncide avec la fin de la stabilisation de l'organisme et donc avec la période de déliquescence de l'humain. Et donc encore une fois, on ne peut que lutter vainement avec sa tête et ses idées contre un équilibre évident qui se manifeste hors de tout ce qu'on voudrait rationnel et conscient...