• Une pluie de révélations...

    S'il est vrai que tous ces gens qui nous dirigent, nous orientent, nous instruisent, nous organisent et nous conditionnent dans toutes sortes de boîtes, les scientifiques, les politiques, les professeurs, les publicitaires et caetera sont des éminences incontournables de la hiérarchie fonctionnelle (hiérarchie fonctionnelle et hiérarchie animale cohabitant dans le système qu'on appelle société), il est aussi vrai qu'aucune école n'apprend à grandir parce que grandir est une démarche personnelle. Tous ces individus qui substituent leur science à leur accomplissement ne sont ni plus ni moins que des enfants sur échasses. Aussi les "Grands Hommes" sont-ils ceux qui ont su se servir des savoirs pour s'accomplir, pas pour se fuir.

    Le savoir est un outil et pas un bibelot. Le savoir peut servir de parure mais ne donne pas de corps.

    On s'étonne de retrouver des enfantillages et des combats de coqs dans les plus hautes sphères, oppositions phéromonales à tous niveaux qui brident sensiblement l'efficacité fonctionnelle et animale de tout le système... c'est simplement parce que la société sait se reconnaître lorsqu'elle se rencontre. L'auto-Pygmalion le plus parfait qui soit, qui se façonne et se fascine. Alors quand un des bibelot de la galerie d'art se présente aux portes de la direction, le directeur lui souhaite la bienvenue avec ces mêmes codes appris dont ils se servent pour exister.

    Et donc, c'est la merde! Et c'est pas prêt de changer parce que 6 milliards de bibelots, ça crée quand même une certaine inertie (oui, je vire un peu misantrope...).

    2e Révélation de la journée : Bien sûr, sitôt qu'on réalise une évidence, on passe pour un truiste. Et alors?

    J'avoue, c'est ma faiblesse, le démon qui me préoccupe. A chaque absurdité affirmée à mon encontre avec conviction, je ne peux que me réfugier derrière ce chiffre rassurant, au moins le temps d'avoir du recul. Quand on m'assène "est-ce que tu te plais comme ça?" parce que je ne repasse pas mes vêtements, le fond a beau être absurde, la certitude du ton me fait toujours un peu vaciller. Et ces temps-ci, la fatigue aidant, ces petites remarques anodines d'habitudes balayées d'un sourire altier, deviennent autant de boulets rouges me cantonnant dans mes défenses.

    Le QI mesure le niveau de LOGIQUE de l'esprit, sa cohérence mathématique. Avoir un quotient intellectuel élevé permet seulement d'appréhender avec efficacité ce qui est LOGIQUE. Hors les codes, les coutumes et ce genres de choses qui permettent de se frotter les antennes sont certes fondées sur des observations pratiques mais des observations aujourd'hui momifiées. D'où la nécessité de l'intelligence, élément essentiel de l'adaptation. S'engage donc une lutte intestine, pour peu qu'on ait un minimum des deux, entre l'accomplissement mathématique et l'intégration. Mais de même que le savoir est un outil, l'intelligence ET la logique se doivent d'être utilisées comme tel. Il faut savoir faire louvoyer sa logique dans les cadres fixés par son intelligence. Il est d'ailleurs curieux que ce soit la faculté d'adaptation qui fixe des cadres et la logique qui louvoie. Mais on va pas épiloguer la dessus...

    Et pendant qu'on y est... l'intelligence est indissociable de la sensibilité et de l'expressivité. L'intelligence, c'est un logiciel de traitement de l'information mais si on y entre des informations incomplètes, aussi puissant que soit le logiciel, les résultats seront erronés. De même si la lisibilité des résultats est brouillée, on se gaspille. La logique c'est pareil, un vide d'information (lié à une occultation ou un manque d'observation) à une place capitale et le raisonnement le plus efficace s'effondre.

    L'intelligence permet d'intégrer la logique et la logique d'optimiser l'intelligence, comme un tuyau d'arrosage...


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