• Le micro-Talion

    Fête de la musique. Glouglou, lalala.

    Passés les rodomontades et les roulements de mécanique, il reste que pour un prétexte assez idiot je me suis fait gentiment agresser par cinq jeunes maghrébins véhiculés. Bilan assez positif si l'on peut dire... mais c'est aussi l'occasion pour expliquer la théorie du micro-Talion! Et ouais!

    A la première provocation verbale, imitation ridiculisante.

    Au premier pin dans la gueule, fracassage de casque moto à poing nu...

    Je ne me savais pas si courageux ou complètement stupide... 

    Heureusement, deux passants bien costauds sont intervenus assez vite pour m'écarter du ring.

    Le micro-Talion, c'est de ne pas laisser passer quoi que ce soit qui entérine la peur ou la frustration. La peur est facteur de faiblesse, la faiblesse entraine la délégation, la délégation le pouvoir et le pouvoir la faiblesse. Tant que les gens se réfugieront derrière la police pour régler les affronts du quotidien, ceux qui la commande auront toute liberté d'abuser de leur pouvoir!

    Céder à sa peur première pour déléguer la défense de sa tranquillité aux lois en vigueur, c'est se la mettre tout seul dans le cul comme un bijou d'anus.

    Alors "oui", la violence, c'est mal. Ceux qui pensent qu'il n'y a pas de sot métier n'ont pas du avoir vraiment besoin de gagner leur vie, et ceux qui pensent que la violence ne résout rien doivent étaler souvent du sang sur leur PQ (métaphoriquement, j'entends).

    Le micro-Talion, c'est résoudre tout de suite un débordement, ce qui permet qu'il n'y en ait pas d'autres si tout le monde y met un peu du sien. On ne peut pas déléguer le courage à un mec dans un bureau à Paris qui va téléphoner à un préfet qui va prévenir par circulaire un commissaire divisionnaire afin que dans les six mois à venir, un plan décénal instaure davantage d'agent de sécurité des croisements dans le 2e arrondissement de Lyon.

    Ces connards en manque d'inspiration dont la seule occupation est de faire du tort à leurs origines n'auront pas de limites tant qu'on comptera sur Superbureaucrate pour résoudre les affronts. C'est pas grand chose de dire, "barres-toi" ou "fous-moi la paix", pas grand chose quand on est dans une rue pleine de gens de dire "aidez-moi", et pas grand chose de donner la main à un gars qu'on ne connaît pas qui va se faire dérouiller par une horde de lavettes qui se croient forts parce qu'ils sont 10!?

    Bilan assez positif donc: il y a des gens sympas qui interviennent comme des justiciers anodins et s'évanouissent dans la nature sans demander leur reste.

    Alors je voudrais dire

    1) Merci messieurs pour votre aide

    2) Deux sur deux mille en pleine fête de la musique, ça fait pas beaucoup de courageux

    3) Les gars, vous frappez comme des gonzesses, je peux même pas porter plainte parce qu'on voit pas mes bleus... ;) 

    PS J'espère que j'ai au moins péter la visière de ton casque trouduc! 


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