• Altération

    Il y a une altération nécessaire des systèmes, soit par une usure fonctionnelle, une énergie perdue dans le fonctionnement naturel dudit système (organisme, machine, structure), soit une compensation qu'on peut qualifiée d'usure d'inadéquation et qui correspond au mauvais usage d'un outil, d'un membre, ou d'un être humain. Toute entité suffisamment cohérente pour être considérée comme système subit nécessairement cette altération fonctionnelle. La non-fonctionnalité entraîne une péremption d'inanité, un vacuum constitutif qui fige le système à l'état foetal, inopérant et donc altéré par le fait même de ne pas jouer (ou être utilisé dans) le jeu de la vie. La fonctionnalité inadéquate entraîne une usure anormale du système, compensatrice. Pour chaque cas particulier d'inadéquation, le système tend à détruire (s'il s'agit d'un système vivant et être détruit s'il s'agit d'un système inerte) les fonctions qui ne sont pas chez lui exploitées. Il y aura également dans le cas de l'inadéquation fonctionnelle fréquentes ruptures, issues de confrontation inappropriées du système inadéquat et d'une situation spécifique. Donc, manger, fumer, se casser une jambe, casser un tournevis, le stress, se prendre une porte, les ulcères... sont uniquement les conséquences d'inadéquations fonctionnelles. De même, la compréhension est une conséquence de l'inadéquation fonctionnelle. La compréhension et par là ce qu'on schématise en nommant conscience sont conséquences de l'inadéquation du système humain à son environnement. Et donc cette conscience qui est logiquement proportionnelle au degré d'inadaptation de l'organisme (système vivant) est d'une part quantique, dans le sens où elle ne présente aucune rupture autre que celle qu'on se plaît à défendre par souci de distinction de l'espèce humaine et d'intelligibilité rassurante du monde, d'autre part en aucun cas un pouvoir réel mais plutôt une vaste tentative effectivement incontrôlable de rejoindre l'évidence de la vie faite souvent d'un programme inné et acquis de compréhension du monde qui s'avère incapable de résoudre définitivement les faiblesses dudit système. Non pas que la sensation de contrôle soit inexistante seulement le contrôle des réponses de la conscience et de l'inconscience est le résultat de cette même inconscience et de ce même programme qui est source et conséquence de l'inadaptation. Autrement dit, les déductions et prises de positions sont toujours issues de la même source qui fournit les éléments. Ce n'est donc jamais un pouvoir, mais une continuité, la caution d'une forme spécifique d'inadaptation parce que "résoudre" réellement cette inadaptation serait renier l'essence même de ce qui fait l'humain et plus particulièrement chaque individu: son inadéquation compensée.



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